Développer une "maîtrise d'usages" dans un projet immobilier
Le cas de l'opération Îlink

Coll. Recherche PUCA, Vol. 233

Langue : Français
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Thème de Développer une "maîtrise d'usages" dans un projet...

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Date de parution :
Ouvrage 152 p. · 21x29.7 cm · Broché · Quadrichromie
ISBN : 9782111381551 EAN : 9782111381551
CEREMA (ex-CERTU)
C’est dans le sillage du très stratégique Quartier de la Création nantais qu’est né le projet Îlink. Son intérêt tient à la singularité de son élaboration et au rôle majeur et croissant occupé par les usages. Les promoteurs/constructeurs lauréats du concours lancé par l’aménageur, la SAMOA, ont intégré à leur équipe des entreprises intéressées pour devenir propriétaires.
Les évolutions produites par l’arrivée de ces nouveaux acteurs dans le champ de la programmation immobilière sont remarquables à plus d’un titre.

D’un point de vue proprement programmatique, ces futurs usagers ont réussi, à force de travail et d’argumentation, à faire modifier le plan masse du projet. Cette transformation est d’autant plus considérable que la place accordée aux usages est généralement subsidiaire. Dans le cas présent, les usagers-entrepreneurs ont assuré la définition et la programmation de services mutualisés (conciergerie, espace de co-working, jardins sur les toits, gîte urbain, etc.).

D’autre part, cette intégration précoce et importante des usages a un autre corollaire, plus discret, mais non moins intéressant. Le travail de promotion et de conviction réalisé par les usagers mobilisés, pour valoriser leur contribution, lui permettre de durer dans le temps long de la programmation et la faire rémunérer, a participé à banaliser et légitimer la question des usages. Localement, celle-ci est passée du statut de problématique confidentielle à celui de problématique publique. Ainsi, l’aménageur du site étudié a, depuis l’expérience d’Ilink, systématisé la prise en compte des usages dans ses marchés publics, tandis que certains élus locaux soutiennent cette initiative privée au nom de l’intérêt général.

Ces deux effets interrogent, à eux seuls, les conditions sociales, économiques et politiques qui ont permis aux usagers et, de fait, aux usages, de prendre une telle envergure. C’est l’objet de la recherche menée par le Groupe d’Etude et de Recherche Sociales (GERS). Partant de cette expérience singulière, elle met en exergue les différents éléments méritant d’être discutés pour stabiliser la place, le sens et le poids de la prise en compte des usages dans une programmation immobilière.