Engins de pêche abandonnés, perdus ou rejetés
Coll. FAO Document technique sur les pêches, Vol. 523

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Langue : Français

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Date de parution :
Ouvrage 137 p. · 29.7x21 cm · Broché
ISBN : 9789252061960 EAN : 9789252061960
FAO
Le problème des engins de pêche abandonnés, perdus ou rejetés (ALDFG) est de plus en plus préoccupant. Différentes résolutions de l’Assemblee générale des Nations Unies comportent actuellement un mandat, et même une obligation, pour des actions visant à réduire l’ALDFG et les débris marins en général. En conséquence, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont conclu un accord pour procéder à une étude sur le sujet de l’ALDFG, dans le but d’améliorer la prise de conscience de l’importance du problème, et d’émettre des recommandations à mettre en œuvre par les États de pavillon, les organismes et organisations régionaux de gestion des pêcheries et les organisations internationales, telles que le PNUE, l’Organisation maritime internationale (OMI) et la FAO. Le présent rapport passe en revue le volume et la composition de l’ALDFG, et, tout en tenant compte du fait que les informations ne sont pas exhaustives et ne permettent aucune estimation globale, avancent l’hypothèse que les types d’ALDFG les plus courants sont les filets maillants et les casiers et autres pièges, bien que dans certaines zones il puisse également y avoir des fragments de nappes de filets en quantités importantes. Les impacts de l’ALDFG sont également pris en considération. Ils comprennent : la capture prolongée d’espèces cibles ou non cibles (telles que tortues, oiseaux de mer et mammifères marins); des altérations de l’environnement benthique; des dangers pour les navigateurs; la pollution des plages par les débris et ordures; l’introduction de matières synthétiques dans le réseau trophique marin; l’introduction d’espèces allochtones transportées par l’ALDFG; et toute une série de couts liés aux opérations de nettoyage et aux impacts sur les activités commerciales. De facon générale, les filets maillants et les casiers/pièges sont les plus susceptibles de se livrer à la « pêche fantome » tandis que d’autres types d’engins, tels que chaluts et palangres, sont plus susceptibles de causer l’enchevêtrement d’organismes marins, y compris d’espèces protégées, et des dégats aux habitats. Les facteurs à l’origine de l’abandon, de la perte ou du rejet d’engins de pêche sont nombreux et comprennent : le mauvais temps; divers facteurs opérationnels concernant la pêche, tels que le coût de la recupération d’un engin; conflits de matériels de pêche; la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR); le vandalisme et le vol; et les facilités d’accès à des installations de collecte a terre, ainsi que le coût de cet accès. Les facteurs les plus significatifs sont probablement le mauvais temps, les facteurs opérationnels liés à la pêche et les conflits portant sur les engins de pêche, mais les causes de l’accumulation d’ALDFG sont peu documentées et mal comprises. Il est nécessaire, pour concevoir et aménager des mesures efficaces de réduction de l’ALDFG, dans des zones spécifiques, d’arriver à comprendre en détail pourquoi du matériel de pêche est abandonné, perdu ou rejeté. Il existe toute une série de mesures en place pour combattre l’ALDFG, et le présent rapport en présente les principales caractéristiques. On distingue les mesures préventives ou ex-ante, et celles qui sont curatives ou ex-post. Les elements disponibles suggerent que, bien que les deux types de mesures soient importants, la plus grande partie de l’effort en ce sens, à ce jour, porte sur des mesures curatives, telles que la récupération d’engins et le nettoyage des débris sur les plages, alors même que des mesures préventives pourraient en général se révéler plus efficaces, par rapport au coût engagé, pour combattre la prolifération et les impacts des débris ALDFG. Le présent rapport se conclut sur diverses recommandations portant sur des actions à mener à l’avenir pour combattre les débris ALDFG, tant sur une base volontaire que coercitive. Il examine également à quelle échelle et avec quelles parties prenantes (p. ex. organisations internationales, administrations nationales, secteur privé, institutions de recherche) il est le plus indiqué de se situer pour envisager la grande variété de mesures possibles de lutte contre la prolifération des débris ALDFG.